Bienvenue sur le site Epistreet!

Epistreet est un projet d’Épistémologie de Rue sous le format vidéo, sur la plateforme Youtube.

Le projet EpiSteet est une initiative personnelle de l’auteur (MrHibou) lancée en 2016, à but non lucratif, ayant pour but de comprendre comment tout un chacun démêle le vrai du faux et de déterminer les biais qui peuvent nous influencer dans ce processus.

Basée sur cette volonté, la méthode appliquée consiste en la rencontre d’autrui, dans l’espace public, et dans la mise en place d’une conversation cordiale, ouverte et dénuée de tout jugement.

Retrouvez Epistreet sur Youtube!

Abonnez-vous!

Retrouvez Epistreet sur les réseaux sociaux
Le plus grand ennemi de la connaissance n’est pas l’ignorance, mais l’illusion de la connaissance

Daniel J. Boorstin

S’appuyant sur la méthode Socratique, l’Épistémologie de Rue (ÉR) est une approche dialectique ayant pour objectif d’interroger tout un chacun sur la méthode qu’il applique afin de déterminer ses croyances et ses certitudes.
Le principe de l’ÉR est donc de poser des questions aux autres afin de comprendre les fondements méthodologiques de leur système de pensée et de ce qu’ils estiment comme « vrai ».
L’ÉR est avant tout une approche courtoise, non-conflictuelle et respectueuse des idées de chacun.
L’ÉR (ou Street Epistemology) a été mentionnée pour la première fois par Peter Boghossian dans son livre A Manual for Creating Atheists.
Elle a ensuite été relayée sur internet par un YouTubeur, Anthony MagnaBosco, habitant au Texas USA. Il a pratiqué l’Epistémologie de Rue en filmant ses interlocuteurs par l’intermédiaire d’une caméra GoPro.
Cliquer ici pour accéder à la chaîne YouTube d’Anthony MagnaBosco.
Cliquer ici pour accéder aux vidéos d’Anthony MagnaBosco traduites en français.

Site officiel de l’épistémologie de rue: http://www.streetepistemology.com

Philosophie

Qu’est ce que l’épistémologie?

L’épistémologie vient du grec epistếmê qui veut dire « savoir » composé du suffixe -logie, « étude » et veut donc dire « étude du savoir ».

Il y a deux sens à l’épistémologie… On peut parler de l’étude de la connaissance scientifique d’une part, ou de l’étude de la connaissance en général d’autre part. Dans tous les cas, l’épistémologie est l’étude critique de la méthode qui permet de distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux, ce qui est valide de ce qui ne l’est pas.

La philosophie de l’épistémologie trouve ses origines dans plusieurs courants de pensées, et notamment dans la philosophie de la Grèce antique.

La méthode Socratique

Selon les écrits de son disciple Platon, Socrate (470–399 av. J.-C.) semblait être mû par une insatiable curiosité à aller rencontrer ses contemporains, d’engager avec eux une conversation et de les inviter à se remettre en question. La dialectique socratique procède par courtes réponses et ne vise pas à l’ingéniosité mais à la rigueur rationnelle. Cette méthode s’abstient des longs discours et des argumentaires fastidieux.

La méthode de Socrate, aussi appelée Dialectique, est la suivante: via à un jeu de questions et sans donner son avis à priori, Socrate met à l’épreuve la véracité des propos tenus par son interlocuteur et arrive à mettre en exergue les connaissances erronées de son interlocuteur.

La méthode Socratique ne se contente pas du possible ou du probable… Il veut savoir ce qui est Vrai.

Toujours selon les écrits de Platon, Socrate aurait cette sagesse: il sait qu’il ne sait rien. Par sa méthode, il met au défi quiconque prétendant détenir la Vérité.

Principes
Retrouvez ci-dessous les grands principes appliqués dans le projet Epistreet.

Écouter et Entendre

av_timer

Principe de l'Epistémologie n°1

Se focaliser sur le questionnement et la compréhension, non pas le débat contradictoire.

Principe de l'Epistémologie n°2

Être gouverné par la raison — et donc appuyer tout postulat sur des démonstrations fiables et reproductibles. Et si l’on doit croire, il faut des preuves.

Raisonner et Prouver

av_timer

Être humble

av_timer

Principe de l'Epistémologie n°3

Ne jamais prétendre disposer d’un savoir supérieur.
Éviter toute posture défensive

Principe de l'Epistémologie n°4

Être capable de se remettre en question si quelqu’un apporte des preuves suffisantes.

Être auto-critique.

av_timer

Inspirations

Anthony Magnabosco est un américain, épistémologue de rue, et il mène des entretiens essentiellement axés sur la religion et les croyances surnaturelles. Chaîne Youtube anglophone, certaines vidéos sont traduites en français.

Le site officiel de l’Epistémologie de Rue telle qu’elle est définie dans l’œuvre de Peter Boghossian: A Manual for Creating Atheists.

Chaîne Youtube dédiée à l’Esprit Critique. Son objectif est de proposer des Cours d’AutoDéfense Intellectuelle et Développer une méthode pour trier le vrai du faux.

Chaîne Youtube dédiée à l’Esprit Critique, au Scepticisme et à la Zététique. Sur un ton décalé, Mendax et Vled traitent des raisons qui font que notre lecture du monde est souvent bancale: biais cognitifs, mauvaises intuitions, etc.

Vidéos et Analyses Critique

Bonus

BONUS: Anthony Magnabosco a réalisé une vidéo promotionnelle d’Epistreet!

C’est évidemment un grand honneur, Anthony étant un épistémologue de rue de longue date aux USA.

Merci à lui!

Analyses Critiques

Retrouvez ci-dessous les auto-analyses critiques de Mr Hibou sur ses interviews et sur la méthode appliquée.
Emile, Théophile, Camille - 11/11/2016

La parole des interviewés est parfois coupée, il faut veiller à laisser les interviewés terminer leurs propos.

Il y a encore des mots parasites comme « d’accord ».

A 4:00, Théophile parle d’information « pure et dure », il aurait été intéressant de définir cette notion.

A 4:42, Camille dit qu’il faut croiser ses sources, il aurait été intéressant de savoir quelles méthodes il utilise pour ce faire.

A 5:33, Camille et Émile énoncent qu’il n’y a pas de « complot » et que nous ne sommes pas en mesure de déterminer cela. Il aurait été pertinent d’approfondir ce point.

A 7:48, Émile dit qu’il n’est pas forcément logique de faire confiance à un média opposé à nos convictions, il aurait été pertinent de demander pourquoi.

A 7:50, Camille énonce que le simple fait de parler d’un sujet n’est pas neutre en soi. Il aurait été pertinent d’approfondir cette notion.

A 10:42, le propos « c’est biaisé, effectivement » montre une perte de l’écoute active. Dans le cas où les propos n’ont pas été complètement compris, ne pas hésiter à demander de répéter.

Corinne – 5/11/2016

Première partie:

La parole de l’interviewée est régulièrement coupée. Laisser s’exprimer au maximum la parole de l’interviewée et ne pas hésiter à laisser des blancs pour s’assurer que tout a pu être exprimé.

Éviter les termes parasites comme « d’accord ».

A 7:05, la discussion sur les migrants est interrompue. C’est dommage. Il y avait là un véritable foyer d’investigation avec l’interviewée afin de comparer les informations perçues dans les médias et les pratiques effectuées sur le terrain.

Seconde partie:

Éviter les termes parasites, prendre plus de temps, être plus stoïque.

Éviter de préciser à l’interlocuteur la présence de la caméra, cela peut nuire à son implication et à la sincérité de ses propos.

L’interviewée précise qu’elle n’a pas de croyance. Il aurait été pertinent de comprendre cette absence de croyance, de déterminer sa conception de la croyance, et comment elle différencie une croyance d’un fait avéré.

A 00:45, l’interview réalise un postulat « l’être humain a du bon ». Ce postulat ne sera pas développé et c’est dommage. Il aurait pu être intéressant de définir et de travailler celui-ci.

L’interviewée explique ensuite que les religions peuvent empêcher de « se donner à fond », il aurait été pertinent de mieux définir ce point et de comprendre pourquoi.

A 2:00, l’interviewée explique que la religion pouvait laisser les gens « dans l’obscurantisme » dans le passé. Il aurait été intéressant de demander un exemple et aussi de déterminer si cela s’applique toujours aujourd’hui.

A 2:30, l’interviewée explique qu’elle aimerait bien croire, il aurait été intéressant de comprendre pourquoi.

A 5:20, l’interviewée propose de parler du voile, il aurait pu être intéressant de rendre la discussion plus concrète en étayant cette proposition.

La question posée à 7:00 est mauvaise, elle fait une proposition sur l’ « éducation » à l’interviewée alors que il vaut mieux chercher la force de proposition de l’interviewée.

A 9:30, l’interviewée explique que sa mère n’a jamais fait le point avec elle sur la religion, il aurait pu être intéressant de discuter de cela.

En conclusion, le vrai manque de cet interview est de n’avoir pu déterminer un postulat afin de le développer avec l’interviewée. Cela implique une absence de cadre à la discussion. En résumé, la discussion ressemble d’avantage à une conversation informelle qu’à un entretien épistémique.

Danielle – 16/10/2016

Première partie:

Il aurait été pertinent de déterminer ce qu’est le « bon sens » et en quoi il permet une méthode de discrimination du vrai par rapport au faux.

Il aurait été pertinent de déterminer en quoi la surabondance de l’information est néfaste et en quoi le retrait de l’interviewée par rapport aux médias lui permet de parfaire son bon sens.

Seconde partie:

La parole de l’interviewée est régulièrement coupée. Laisser s’exprimer au maximum la parole de l’interviewée et ne pas hésiter à laisser des blancs pour s’assurer que tout a pu être exprimé.

Éviter les termes parasites comme « intéressant » ou « d’accord ».

Il aurait été pertinent de définir ce qu’est l’aide spirituelle exprimée par l’interviewée et lui demander un exemple d’une aide déjà reçue.

Il aurait été pertinent de demander pourquoi on ne peut pas être à 50% dans l’échelle comme exprimé à 5:05 dans la vidéo.

A partir de 5:31, il y a des difficultés à définir la croyance de l’interviewée: c’était le moment idéal pour demander un exemple d’une aide spirituelle déjà reçue ou une preuve de l’existence d’une entité surnaturelle. C’était la situation propice pour rendre la conversation plus concrète et donc plus mesurable.

A 6:30, on s’éloigne du sujet abordé.

A partir de 7:30, l’occasion de rendre la conversation plus concrète est encore ratée.

Il aurait été pertinent de demander en quoi les athées ne peuvent trouver le bonheur ni la sérénité.

L’interviewée se définit comme catholique mais semble se rattacher à une croyance plus large, il aurait été idéale de mieux la définir.

L’interviewée exprime à la fin de la vidéo que Dieu n’y « est pour rien » dans les guerres et qu’il n’est pas responsable de tout. Il aurait aussi été pertinent mieux déterminer l’interprétation de Dieu selon la croyance de l’interviewée.

A 1:53, l’expression « tout à fait » est inutile.

A 4:58, les propos tenus sur « les autres croyants » sont inutiles.

Mohammed – 9/10/2016

Première partie:

L’interviewé a tout au long de l’entretien parlé de plusieurs médias, particulièrement la TV et internet. Il aurait été pertinent de déterminer quels médias il utilisait principalement, et dans quelles proportions.

Au début de l’entretien, la première question est interrompue et n’est pas posée entièrement.

A 0:58, l’interviewé annonce le Petit Journal comme émission télévisée fiable, il aurait pu être intéressant d’approfondir en quoi elle serait plus fiable que les autres.

A 2:00, l’interviewé parle de feeling puis enchaîne sur les « financeurs » des médias. Ce n’est pas clair. En quoi le feeling est lié à l’appréciation des investisseurs d’une chaîne ou d’un journal? Il aurait été pertinent d’approfondir ce point.

A 2:41, l’interviewé parle « des faits en Syrie », « des attentats » et de la difficulté à déterminer ces informations comme vraie ou fausse, il aurait été pertinent d’approfondir ce point.

A partir de 3:12, l’interviewé ne réponds entièrement pas à la question. Celle-ci a peut être été mal posée. Dans tous les cas, il aurait été pertinent de recadrer la conversation dans le sens initial de la question.

Seconde partie:

Éviter les termes parasites comme « d’accord ».

L’interviewé dit qu’il croît en l’Islam depuis toujours. Il aurait été pertinent de déterminer quels sont les raisons pour lesquels il a toujours cru et dans quelles mesures ces raisons ont eu un impact sur sa croyance.

L’interviewé utilise le terme de foi, il définit ce terme par « le fait de croire en ce qu’on ne voit pas forcément » et il explique que la religion ne peut être vérifiée. Il aurait été alors pertinent de comprendre comment l’interview peut être placé à 100% sur l’échelle si cette Vérité n’est pas vérifiable.

A 0:58, dire que l’on « part du postulat » que l’interviewé croît en Dieu est une erreur de langage, puisqu’il est religieux et l’a déjà exprimé.

A 3:25, l’interviewé dit que rien ne peut le faire baisser dans cette échelle. Il aurait été pertinent de demander pourquoi.

A 3:40, la question commence par “mais donc…” et cela suggère une contradiction. Ce genre de petit détails peuvent doucement faire basculer l’échange dans un mode argumentatif. A éviter.

A partir de 4:00, l’interviewé définit la vérité comme quelque chose de personnel. Il aurait été intéressant de mettre en contraste l’idée d’une vérité démontrable et l’idée d’une vérité personnelle comme il l’exprime.

A la fin de la vidéo, l’interviewé différencie la vérité de la vérité vraie. Il aurait été pertinent de comprendre ce qu’est une vérité vraie pour l’interviewé.

Il aurait été pertinent de déterminer si l’interviewé utilise la méthode de la foi, telle qu’il l’a définit, dans d’autres situations dans sa vie.

Benoit – 2/10/2016

Première partie:

L’épistémologue de rue coupe parfois l’interviewé => laisser l’interviewé terminer ses propos et ne pas hésiter à laisser des blancs pour s’assurer que tout a pu être exprimé.

A partie de 2:20, le sujet s’oriente autour des experts dans les médias mais l’épistémologue de rue ne demande pas d’exemple clair où l’interviewé a été mis en face d’une information plus fiable grâce à eux.

Il aurait aussi pu être pertinent de mettre en évidence les contradictions liées aux experts dans le documentaire « Les Nouveaux Chiens de Garde » présenté en fin de vidéo.

Seconde partie:

L’épistémologue de rue coupe parfois l’interviewé => laisser l’interviewé terminer ses propos et ne pas hésiter à laisser des blancs pour s’assurer que tout a pu être exprimé.

Remplacer les termes parasites comme « intéressant » ou « d’accord » en répétant, par exemple, les propos de l’interviewé.

Il aurait pu être pertinent de définir et de qualifier avec l’interviewé ce qu’est « une croyance vraie ».

Concernant l’échelle de croyance de l’interviewé, il aurait pu être pertinetn de considérer les 2% qui restent pour atteindre le maxime de l’échelle (le placement de l’interviewé est à 98%).

Quand l’interviewé réfléchit à ce qui pourrait faire baisser sa croyance dans l’échelle proposée, l’interviewé reste sur des réflexions liées à la croyance (démon, malin)… L’épistémologue n’a pas réussi à sortir l’interviewé de ce rapport à la croyance.

Christophe – 2/10/2016

Première partie:

Il aurait pu être pertinent de déterminer si l’interviewé a lui même été personnellement victime d’une information fausse ou d’une rumeur et comment il s’en est rendu compte.

Il aurait pu être pertinent de déterminer si d’autres critères, mise à part l’indépendance, déjà évoquée par l’interviewée, permet de déterminer si une information est fiable.

Il aurait pu être pertinent de déterminer comment l’interviewé s’y prend pour remonter les sources d’une information.

L’interviewé exprime que « la vérité se trouve au milieu », il aurait pu être intéressant d’approfondir ce concept.

Seconde partie:

L’épistémologue de rue coupe parfois l’interviewé => laisser l’interviewé terminer ses propos et ne pas hésiter à laisser des blancs pour s’assurer que tout a pu être exprimé.

Il aurait pu être pertinent de situer la croyance passée de l’interviewé sur une échelle de 1 à 100 afin de déterminer ensuite quelles sont les facteurs qui peuvent le faire à nouveau monter ou baisser dans cette échelle.

Il aurait été intéressant d’interroger l’interviewé sur le choix de cette nouvelle croyance en la poursuite du bonheur.

arrow_upward